16h31, Le chemin de la forêt...___On marche. Toutes les trois. On parle, on rigole comme si c'était un jour comme les autres, comme si on ne savait pas ce qui allait se passer ensuite. Pourtant on le savait. On savait tous, depuis le début. Je me remémore ton rire, enfantin. Loriane, toi et moi. Je vous écoutais je vous regardais. Puis, on s'arrête brusquement, toutes les trois, au bout de ce chemin. En silence on se regarde. Les larmes me monte aux yeux, mais j'essaye pourtant de les retenir. Je te sers dans mes bras, comme je ne l'avais jamais fais auparavant. Loriane se joint à nous, on reste comme ça pendant plusieurs minutes. Et puis là, ça a été le commencement. Le commencement de la fin. Tu te détaches de nous. Tu pars, toute seule, le long du chemin. Je m'assoie sur le côté en te regardant partir, Loriane aussi. Je pleure en silence, Loriane continue de te regarder et te cris: « On t'aime ». Sans te retourner tu nous répond que toi aussi. Puis tu disparais. Je sentis des bras s'enrouler autour de moi, j'espérais que ce soient les tiens. On reste comme ça, par terre durant dix longues minutes. Sans personne aux alentours. Comme si le temps c'était figé. Je revois ton visage, ton sourire, j'entends ton rire raisonner dans ma tête [...] Je monte dans ma chambre, allume mon ordinateur, depuis une heure, je n'avais pas arrêté de pleurer. Mes mains frêles commencèrent à se balader sur le clavier. J'écrivais, j'écrivais tous ce que je ressentais et je te l'ai envoyé sur Facebook. Deux longs textes, remplis de tristesse, de rage, de colère de t'avoir laissé partir. Depuis ce jour, je continue de croire que le temps a cesser d'avancer. Je n'arrive plus à rien sans toi, ma meilleure amie. La personne qui me comprend mieux que quiqonc. On ne se voit plus beaucoup. Je déteste ça. Mais malgré tout, depuis ces sept longs mois fastidieux, je pense à toi. Tu restes là même pour moi. Je ne t'aimerais pas moins, jamais. Je t'aime toujours et encore. Tu me manques, plus que tout être sur Terre, plus que tout les gens qui ne font plus partis de ce monde, et pourtant, toi tu es bien vivante. Depuis ce jour je souffre, j'ai mal, mal de toi. Cette souffrance c'est ce qui m'a donné envie d'écrire, c'est grâce à toi que j'ai découvert que ça me faisait du bien. C'est parce que tu es la seule personne que j'ai autant aimé, que tu es aussi celle qui me fait autant souffrir. Mais ce n'est pas de ta faute. Quand je repasse devant ce chemin, il me paraît sombre. Je m'arrête devant. Je m'assoie. Je te revois...
.«Le truc c'est que je souffre tellement que je te fais trop de textes.».
Vendredi vingt six juin deux milles neuf.